Tout a commencé il y a quelques mois sur Instagram, j'ai été contactée par l'adorable et talenteuse Cynthia qui m'a proposé de me lancer dans une magnifique aventure collective : il s'agissait de crocheter de minuscules petits napperons qui iraient en rejoindre d'autres, crochetés par des femmes du monde entier pour une oeuvre monumentale de l'artiste Lisa Solomon

Pour ma part j'en ai fait vingt : dix blancs et dix roses. Le fil était vraiment extrêmement fin, ce qui en sortait était de la dentelle, si délicate, si légère, si vaporeuse. 

image-5

image-2

image

Grâce à toutes ces petites mains, mille napperons en tout ont vu le jour et au bout de plusieurs mois, l'exposition a enfin eu lieu à San Francisco en novembre.

Cette nuit, Instagram, qui a été un des lieux de rencontre de ces crocheteuses de tous horizons, a joliment mis en lumière cette initiative au sein de son blog et je me rends compte à cette occasion que j'ai oublié de vous en parler ici. 

Je vous invite à découvrir le travail délicat et extrêmement féminin de Lisa, sa poésie me touche énormément et je regrette tant de ne pas avoir pu me rendre à son exposition pour voir en vrai ce que je n'ai pu qu'admirer en photo, par exemple ici

image-4

Le crochet, artisanat autrefois réservé aux grands-mères, ou taxé parfois encore de ringardise, peut donc devenir oeuvre d'art et c'est dans ce sens que je l'aime le plus.

Pour ma part, il me permet d'exprimer beaucoup de moi, de ma féminité et de ma douceur, à travers les choix de couleurs, le plaisir de toucher de jolis fils, de construire un projet du début à la fin et de se rendre compte que du travail de mes mains, quelque chose de concret peut apparaître.

Il me semble que je n'aurai pas assez avec une vie pour arriver à réaliser tout ce que j'ai dans la tête, c'est un bouillonnement délicieux que j'aime tant partager !