Si on m'avait dit qu'à 38 ans, je connaîtrais à nouveau la boule au ventre au mois de juin pour des examens, je ne l'aurais pas cru. La fac derrière moi depuis bien des années maintenant (!), j'en avais fini avec tout ça. D'autant que je pensais avoir engendré des enfants qui réussissent à l'école, quelle merveille.

C'était sans compter sur l'adolescence qui vous transforme ni vu ni connu j't'embrouille une petite fille bien sous tout rapport (et bonne élève de surcroît) en bête de l'apocalypse avec en vrac :

* ongles peints de toutes les couleurs (entendez : chaque ongle d'une couleur différente, et pas des rouges non : bleus, jaunes, etc et bien fluo en plus - on retrouve le reste des pots de vernis renversés dans le lit ...)

* chambre (entièrement et divinement redécorée l'année passée) à l'état de décharge publique (je n'y entre plus pour éviter la crise de nerfs ou ... le meurtre ?)

* "réseau-social-à-entretenir-c'est-le-plus-important-dans-ma-vie-tu-comprends-rien-ou-quoi-?"

* vu le point précédent, un travail scolaire réduit à peau de chagrin (malgré d'incessants rappels à l'ordre parentaux)

* des luttes quotidiennes, des menaces, des tentatives (souvent infructueuses) de compromis, des montées d'adrénaline ...

* et bien d'autres joyeusetés je vous prie de croire

En ce moment, j'abandonne un peu mon blog parce que voilà, j'ai à faire ailleurs comme vous le comprenez et croyez-moi, je préfèrerais que ce soit autrement.

J'aimerais avoir le mode d'emploi de cette enfant, savoir quoi faire, comment lui parler, comment faire pour que les périodes meilleures (il y en a bien entendu) durent un peu, pour qu'elle comprenne que nous voulons juste l'aider à grandir avec les meilleures chances.

Je voudrais pouvoir apaiser un peu cette angoisse avec laquelle en ce moment je m'endors et me réveille, tous les jours ...